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Aux Etats-Unis, une fabrique de boîtes en fer-blanc et le "chaos" des droits de douane
Dans la touffeur de l'été américain, des boîtes ornées de bonhommes de neige et de traîneaux prennent forme. Leur fabricant a le cerveau en surchauffe depuis que Donald Trump a mis en place une surtaxe de 50% sur l'acier.
A une centaine de kilomètres au nord de la Maison Blanche, à Belcamp (Maryland, est), l'usine Independent Can tourne jour et nuit.
Dans le battement régulier des presses, de fines plaques d'acier recouvertes d'étain, pour éviter la corrosion, sont transformées en contenants à biscuits, fruits secs, café ou encore poudre de lait infantile haut de gamme.
C'est ce qu'on appelle du fer-blanc.
Sur une ligne de production, une feuille de métal, sur laquelle un motif a été imprimé, est courbée en cylindre. Elle est ensuite convoyée dans une presse d'où elle ressort rigide, avant d'être dotée d'un fond. Ce seau sera garni de pop-corn et offert lors des fêtes de fin d'année.
"Let it snow" (Laissons la neige tomber), est-il écrit dessus.
"Ce serait sympa d'avoir de la neige maintenant!" plaisante le patron, Rick Huether, alors que de gros ventilateurs peinent à rafraîchir l'atmosphère.
Le directeur général a commencé à travailler dans l'entreprise familiale en job d'été, à 14 ans. Il en a maintenant 73 et est déterminé à la maintenir à flot pour les générations suivantes.
Mais "le chaos" des droits de douane complique sa tâche, dit-il.
- Pas assez de fer-blanc américain -
Depuis son retour au pouvoir en janvier, le président Donald Trump a mis en place une surtaxe de 25%, puis 50%, sur l'acier et l'aluminium importés, au nom de la protection des hauts fourneaux américains.
Sauf que d'autres industriels américains, en aval, paient la facture, faute de pouvoir acheter ces métaux localement.
"Aux Etats-Unis, on ne produit qu'un quart du fer-blanc dont les fabricants de conserves, de pots de peinture et nous-mêmes avons besoin. On est obligés d'acheter le reste à l'étranger", affirme Rick Huether.
Favorable aux politiques de réindustrialisation - la mondialisation "a été un peu trop loin", pense-t-il - le chef d'entreprise ne comprend pas la méthode Trump: des annonces spectaculaires, des revirements soudains, des droits de douane portant sur des choses que le pays ne fabrique pas, ou plus.
Independent Can emploie près de 400 personnes réparties sur quatre sites, deux dans le Maryland et deux dans l'Ohio (nord).
Une autre usine, dans l'Iowa (centre), a fermé l'an dernier. "En partie" à cause d'un précédent relèvement des droits de douane sur l'acier, explique-t-il. Ses 40 employés ont pu être reclassés en interne ou ailleurs.
C'est sa fierté, et il exclut pour l'heure de procéder à des licenciements face aux bouleversements en cours.
"Nos employés, c'est ce qu'on a de plus précieux. Plusieurs générations se succèdent ici", décrit-il en circulant entre les postes de travail avec bouchons d'oreille anti-bruit, lunettes de protection et gants renforcés pour manipuler les feuilles d'acier coupantes.
Le processus n'est qu'en partie automatisé: les ouvriers, payés autour de 40 dollars de l'heure, manipulent les produits à l'entrée et à la sortie des presses, contrôlent la qualité, empilent les boîtes sur des palettes.
Dans les allées, des salariés chargés de la maintenance circulent en triporteur, avec leur caisse à outils à l'arrière, pour intervenir rapidement sur les machines.
- "Survivre" -
Avec des droits de douane sur l'acier de 50%, Rick Huether calcule qu'il devrait augmenter ses prix de plus de 20% (le fer-blanc ne représente qu'une partie de ses coûts de production).
Quelques acheteurs ont diminué leur volume de commandes, selon lui "inquiets de la tournure de l'économie" et de manquer eux-mêmes de clients. D'autres, en revanche, semblent plus enclins à acheter américain.
Quelques boîtes colorées sont ainsi posées sur son bureau. Un ancien client, qui achetait en Chine depuis des années, attend un devis.
"On est très sceptiques. Pendant la pandémie, quand la Chine n'envoyait plus rien, nos commandes ont augmenté de 50%. Fantastique. Ils étaient tous censés rester mais après ils sont repartis en Chine. On demande maintenant des engagements sur deux ans."
Rick Huether veut croire que son entreprise presque centenaire, née pendant la crise de 1929, "survivra".
Tout ce qu'il souhaite, c'est "savoir ce qu'on vendra dans six mois".
C.Amaral--PC