-
Le jeu "Wordle" du New York Times va devenir une émission
-
Norvège: jugé pour viols, le fils de la princesse connaîtra son verdict le 15 juin
-
Les médias Bolloré cherchent une "privatisation rampante" de France Télé, accuse un de ses dirigeants
-
Royaume-Uni: menacé, Starmer promet de prouver à ses détracteurs "qu'ils ont tort"
-
Narges Mohammadi, une vie de combats et de prison pour les libertés en Iran
-
Un incendie criminel fait trois morts près de Lyon, dans un quartier exposé au narcotrafic
-
L'UE renforce ses liens avec la Syrie, les réfugiés en toile de fond
-
Dans un village patagonien, le traumatique souvenir de l'hantavirus
-
Sommet Xi-Trump: Pékin à la recherche de "plus de stabilité" internationale
-
Hantavirus: deux rapatriés du Hondius testés positifs, dernières évacuations attendues lundi
-
Royaume-Uni: Starmer veut nationaliser British Steel
-
Aide à mourir: le Sénat affiche à nouveau ses divisions
-
L'Afrique a besoin d'investissements, pas d'aide, dit Macron à Nairobi
-
L'Iran et Trump campent sur leurs positions, le pétrole repart à la hausse
-
Le pétrole monte, avec le rejet par Trump de la contre-proposition iranienne
-
Véhicules autonomes: l'Europe risque un retard majeur, selon un rapport du Plan
-
JO-2030: le hockey français, entre impatience et excitation
-
Une Française testée positive à l'hantavirus, nouvelle réunion à Matignon
-
La Bourse de Paris ouvre en baisse face à l'incertitude au Moyen-Orient
-
L'effet domino de la guerre au Moyen-Orient sur les baleines au large de l'Afrique du Sud
-
Au Mondial, les Mexicaines refusent d'être des femmes-objets dans les tribunes
-
Le chanteur marocain Saad Lamjarred jugé pour viol près de Saint-Tropez
-
Moyen-Orient: le pétrole grimpe à nouveau, les Bourses mondiales prudentes
-
En Cisjordanie, les colons israéliens de Sa-Nur de retour 20 ans après
-
Paul Magnier, l'autre phénomène du cyclisme français
-
Play-offs NBA: Wembanyama exclu, les Wolves égalisent contre les Spurs
-
Le chanteur marocain Saad Lamjarred jugé pour un viol près de Saint-Tropez
-
Festival de Cannes: derniers ajustements avant l'arrivée des stars
-
Royaume-Uni: menacé, Starmer va tenter une nouvelle relance de son mandat
-
Aide à mourir: tiraillé, le Sénat tente de trouver une voie de passage
-
Ultime feu vert du Parlement à un texte de lutte contre les fraudes sociales et fiscales
-
Thaïlande: l'ancien Premier ministre Thaksin libéré de prison
-
Trump rejette la réponse de l'Iran, le pétrole repart à la hausse
-
Thaïlande: l'ancien Premier ministre Thaksin va sortir de prison
-
Foot: le Real Madrid doit "faire passer le collectif avant l'individuel", lance Arbeloa
-
Top 14: exploit de La Rochelle, qui se relance en s'imposant au Racing 92
-
Ligue 1: victoire précieuse d'un Marseille toujours poussif au Havre
-
Italie: rien ne va plus pour l'AC Milan
-
Ligue 1: le PSG vient à bout de Brest et a déjà une main sur le titre
-
Espagne: le FC Barcelone mate le Real Madrid et conserve sa couronne
-
Trump rejette la réponse de l'Iran aux propositions américaines
-
Trump entend "faire pression" sur Xi à propos de l'Iran
-
Italie: rien ne va plus par l'AC Milan
-
Hantavirus: les ultimes évacuations du Hondius prévues lundi aux Canaries
-
Hantavirus: un des cinq Français rapatriés présente des symptômes
-
Tennis: la sensation Prizmic enchaîne à Rome, Musetti vainqueur en larmes
-
L'Iran répond à une proposition américaine, la guerre n'est "pas finie" selon Netanyahu
-
Angleterre: Arsenal assomme West Ham et se rapproche du titre
-
Au Kenya, Macron affirme que l'ère du "pré carré" français en Afrique est "terminée"
-
Hantavirus: l'un des cinq Français rapatriés dimanche du Hondius présente des symptômes
Narges Mohammadi, une vie de combats et de prison pour les libertés en Iran
La Nobel de la paix Narges Mohammadi, libérée sous caution pour être soignée à Téhéran, défend depuis plus de deux décennies les droits humains en Iran, au prix d'années de prison qui ont fragilisé sa santé et d'une séparation déchirante avec sa famille.
"Je ne laisserai pas l'emprisonnement me faire taire. Jamais", clamait fin 2024 la militante aujourd'hui âgée de 54 ans, lors d'une visioconférence avec le comité Nobel à la faveur d'une brève libération pour raison de santé déjà à l'époque.
"L'engagement en faveur des droits des femmes, des droits humains et de la liberté ne peut être entravé par aucun mur de prison", assurait celle qui se bat contre le port obligatoire du voile ou la peine de mort dans la République islamique.
Un an plus tôt, c'est durant une énième période de détention - et alors que le mouvement "Femme, Vie, Liberté" secouait l'Iran - que le prix Nobel de la paix lui avait été décerné "pour son combat contre l'oppression des femmes en Iran et pour sa lutte en faveur des droits de l'homme et de la liberté pour tous".
Ses enfants, les jumeaux Ali et Kiana alors âgés de 17 ans, et son mari Taghi Ramani, qui vivent en France depuis plus de dix ans, s'étaient rendus à Oslo pour recevoir ce prestigieux prix.
Sur scène trônait une photo de son visage souriant encadré par ses boucles noires, devenu emblème de la contestation contre le pouvoir religieux instauré par la révolution islamique de 1979.
- "Souffrance indescriptible" -
"Elle est la personne la plus déterminée que je connaisse", confiait il y a quelques années son mari à l'AFP, Taghi Rahmani.
Née en 1972 à Zanjan, dans le nord-ouest de l'Iran, Narges Mohammadi a fait des études en physique avant de devenir ingénieure. Elle s'est lancée parallèlement dans le journalisme.
Dans les années 2000, elle rejoint le Centre des défenseurs des droits de l'Homme, fondé par l'avocate Shirin Ebadi, elle-même prix Nobel de la paix en 2003.
Elle a trois combats: "le respect des droits humains, son engagement féministe, et la justice pour tous les crimes qui ont été commis", résumait son mari.
Pour les mener, elle a sacrifié sa vie de famille. Elle n'a plus vu ses enfants depuis 2015 et n'a pu partager qu'une poignée d'années de vie commune avec son époux.
Selon son équipe juridique, elle a passé plus de 10 ans de sa vie en prison et doit encore en purger 18 pour diverses accusations d'atteinte à la sécurité nationale.
"Ma souffrance la plus insupportable et indescriptible est le désir ardent d'être avec mes enfants, que j'ai quittés lorsqu'ils avaient huit ans", confiait-elle dans un entretien écrit avec l'AFP en septembre 2023.
"Nous devons continuer à lutter et à nous sacrifier" tant que la liberté et la démocratie ne seront pas une réalité en Iran, affirmait-elle également.
- "Méconnaissable" -
Le pouvoir et les médias progouvernementaux donnent peu de visibilité à cette figure connue à l'étranger. Lors de sa dernière arrestation en décembre, l'agence de presse Fars l'a décrite comme "agissant contre la sécurité nationale" et l'a accusée d'être à l'origine d'actes de "sédition".
Dans un livre intitulé "White torture" ("Torture blanche"), elle dénonçait les conditions de détention des prisonnières, particulièrement leur mise à l'isolement, sévices dont elle disait avoir été elle-même victime.
Même derrière les barreaux, elle a organisé des sit-in en soutien au mouvement "Femmes, vie, liberté" en 2022-23, mené des grèves de la faim.
Ces arrestations, parfois violentes, et ces périodes de détention ont affecté sa santé. Ces dernières semaines, ses soutiens ne cessent d'alerter sur son état qui se dégrade.
Depuis sa dernière arrestation, elle a subi deux crises cardiaques présumées en prison, le 24 mars puis le 1er mai. Elle a perdu 20 kg, a des difficultés à s'exprimer et est devenue "méconnaissable", affirmait le 5 mai son avocate française, Chirinne Ardakani.
"Ma mère a payé un lourd tribut. Elle a travaillé sans relâche et a été longtemps éloignée de nous. Mais lorsqu'elle était avec Kiana et moi, elle était une mère merveilleuse", affirmait son fils Ali dans un message lu à cette occasion. "Si j'avais la chance de parler à ma mère, je lui dirais la même chose qu'avant: +Ma chère maman, sache que tu n'es pas seule. Le peuple iranien est uni+."
C.Amaral--PC