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Bombardés de radiations cosmiques, les astronautes d'Artémis sont examinés des pieds à la tête
En s'aventurant jusqu'à la Lune, les quatre astronautes d'Artémis II se sont confrontés à un environnement extrêmement hostile pour l'être humain, avec des taux de radiations considérables, un danger que la Nasa espère mieux quantifier grâce à leur mission.
Bien que partis pour seulement quelques jours, les Américains Christina Koch, Victor Glover et Reid Wiseman et le Canadien Jeremy Hansen ont voyagé bien plus loin dans l'espace qu'aucun humain avant eux, à plus de 406.000 km de la Terre, plus de 1.000 fois plus loin que la Station spatiale internationale (ISS).
L'ISS bénéficie de l'effet tampon de la magnétosphère, qui protège la Terre en filtrant certains rayons cosmiques et particules projetées par le Soleil. Un effet qui n'existe pas aux alentours ou sur la Lune.
L'agence spatiale américaine a donc installé des capteurs de radiations sur le vaisseau Orion, réalisé des prises de sang avant le vol qui seront comparées à d'autres à l'arrivée, demandé aux astronautes de faire des prélèvements salivaires tout au long de leur mission et leur a fourni des montres connectées pour suivre en continu leur fréquence cardiaque, qualité de sommeil, etc.
Elle a également glissé à bord des puces futuristes capables de reproduire certaines fonctions physiologiques comme celles d'un organe.
Le choix s'est porté sur la moelle osseuse, responsable de la fabrication des cellules sanguines et qui constitue l'un des tissus "les plus rapidement affectés par les rayonnements et d'autres facteurs de stress", explique à l'AFP Steven Platts, scientifique en chef du Human Research Program de la Nasa.
- Cocktail de radiations -
A travers ces multiples bases de données, ses équipes espèrent réussir à mieux comprendre les différences qui existent entre les environs de la Terre, où se trouve l'ISS, et l'espace profond, dit-il.
A commencer par "le champ de rayonnement", c'est-à-dire l'ampleur et la nature des radiations auxquelles sont exposés les astronautes.
Ces derniers sont soumis à deux types de rayonnements: les rayons cosmiques galactiques, des particules de haute énergie émanant principalement des restes d'étoiles massives ayant explosé en supernova, et les particules énergétiques rejetées par le Soleil.
Parmi les risques liés à cette exposition figurent l'"augmentation du risque de développer un cancer, qui est la première chose à laquelle tout le monde pense", mais aussi les risques sur "le système nerveux central et le système cardiovasculaire", explique M. Platts.
De précédentes études ont montré que ces radiations pouvaient "entraîner une inflammation du cerveau", un "facteur susceptible d'augmenter le risque de maladie de Parkinson" et affectent également le "système circulatoire", poursuit le spécialiste.
"Nous avons observé cela à bord de l'ISS, mais certains s'inquiètent du fait que le type de radiations" auquel les astronautes seront exposés sur la Lune "pourrait avoir des effets différents et c'est ce que nous allons examiner".
- Isolement et distance -
Avant de s'empresser de rassurer: "Comme il s'agit d'une mission de courte durée, cela ne nous inquiète pas outre mesure, mais cela nous fournira des données précieuses" pour la suite.
En particulier pour les séjours beaucoup plus longs, sur le sol de la Lune, qui n'a aucune atmosphère pour filtrer des rayons.
Même si des études médicales avaient déjà été menées sur les astronautes du programme Apollo il y a plus de 50 ans, ce sera "la première fois que nous aurons des études menées grâce à la médecine moderne", relève auprès de l'AFP Bruce Betts, scientifique en chef de la Planetary Society, qui s'attend à des avancées en la matière.
L'autre grand volet des expérimentations à bord porte sur le risque psychologique pour les astronautes dans de futures missions lunaires, voire martiennes dans les prochaines décennies.
Entre isolement plus important et promiscuité, la santé mentale pourrait représenter le plus grand danger auquel ferait face l'équipage, pointe Steven Platts.
D'autant que les conditions seront extrêmes par rapport à l'ISS, où les séjours sont longs (de l'ordre de six mois) mais dans un espace vaste, relève-t-il.
"Ils vont donc passer d'une maison de six chambres, une sorte de manoir immense, à un camping-car, très petit", sourit-il.
F.Cardoso--PC