-
Mondial-2026: Julian Alvarez avec l'Argentine, une fenêtre pour s'exprimer
-
Top 14: Toulouse face à Montpellier et à son histoire
-
Avec la canicule, le risque de prolifération des cyanobactéries dans les zones de baignade
-
Toujours plus de radars sol-air, un défi pour les avions de combat
-
Face aux canicules, des solutions "low-tech" pour combattre la chaleur en ville
-
Etats-Unis et Iran échangent des frappes
-
Mondial-2026: France-Suède en 16es, le Cap-Vert magnifique
-
John Bolton, ex-conseiller de Trump, plaide coupable de rétention de documents classifiés
-
Les Etats-Unis ont annoncé des frappes contre l'Iran, qui dit avoir répliqué
-
Le Chapare, la région d'Evo Morales qui défie le gouvernement bolivien
-
Accord-cadre entre Liban et Israël, qui laisse deux "zones pilotes" à l'armée libanaise
-
La canicule "se poursuit", malgré les prémices d'un répit
-
Mondial-2026: la France première, le Sénégal espère
-
Mondial: trois sur trois pour les Bleus avec un Dembélé en feu
-
Le double séisme au Venezuela a fait au moins 920 morts et 50.000 disparus
-
Trump menace les pays européens qui taxeraient les services numériques
-
Israël et le Liban saluent la signature d'un accord-cadre à Washington, rejeté par le Hezbollah
-
Wall Street termine la semaine en petite baisse
-
OpenAI déploie son nouveau modèle sous tutelle du gouvernement américain
-
OpenAI lance son nouveau modèle GPT 5.6, limité à quelques partenaires américains
-
Enquête ouverte après des signalements sur des soupçons de trafic d'enfants sur Vinted
-
À son procès en appel, Stéphane Plaza dément "être violent"
-
Pas de verdict pour le suspect d'un des incendies de Los Angeles
-
Canicule: la chaleur tue, il faut arrêter les chantiers l'après-midi, dit Sophie Binet
-
Ormuz: des navires continuent à traverser malgré les menaces iraniennes
-
Ligue 1: la femme d'affaires américaine Michele Kang a racheté l'Olympique lyonnais
-
Des bijoux ayant appartenu à Claudia Cardinale vendus 826.000 euros aux enchères
-
La Bourse de Paris termine la semaine en légère baisse, sauvée par ses valeurs traditionnelles
-
Boxe: l'Ukrainien Usyk annonce renoncer à ses trois ceintures mondiales des lourds
-
Canicule: de nouveaux départements vont sortir de la vigilance rouge, les hôpitaux restent sous pression
-
Bourses: Apple et Microsoft jettent un nouveau froid sur les valeurs de la tech
-
Canicule: Édouard Geffray "ne regrette pas" d'avoir maintenu le brevet vendredi
-
F1: Verstappen veut "rester" chez Red Bull, martèle son directeur Mekies
-
WTA 500 de Bad Homburg: première finale sur gazon pour Osaka juste avant Wimbledon
-
Médicaments non utilisés: un Français sur dix les jette encore à la poubelle
-
Championnats de France de cyclisme: Godon pour rempiler, Grégoire pour une revanche
-
Loukachenko sera toujours une menace pour l'Ukraine, selon l'opposante bélarusse Tikhanovskaïa
-
Séisme au Venezuela : une mère fouille dans les décombres, à la recherche de son fils disparu
-
Sous l'effet de la chaleur, les glaciers risquent une "très forte perte", alerte un glaciologue suisse
-
Golfe de Gascogne: la justice exige de l'Etat "un plan national d'actions" pour protéger les cétacés
-
Prison à vie pour l'auteur de l'attentat du marché de Noël de Magdebourg
-
Epidémie d'Ebola en RDC: 304 morts et 1.115 cas, selon un dernier bilan
-
Une jeune lynx relâchée dans le massif des Vosges, une "première"
-
Wall Street ouvre en baisse, la tech de nouveau sous pression
-
Les Bourses mondiales lestées par les doutes sur la tech
-
Dans un bidonville italien, des travailleurs à bout de forces sous la chaleur
-
La Crimée placée en "situation d'urgence" après les attaques ukrainiennes
-
Japon: deux morts à Taïwan dans les inondations à l'approche de deux tempêtes tropicales
-
A Abidjan, pas question de se priver de la climatisation
-
"C'est de la survie": dans Paris écrasée par la canicule, une éprouvante quête de fraîcheur
Dans une Grèce cramponnée aux traditions, l'agriculture intelligente progresse à tâtons
Sur son téléphone portable, le Grec Sotiris Mournos étudie les variations du microclimat retransmises par une station météorologique et un capteur d'humidité installés dans son champ de la plaine agricole d'Imathia, dans le nord de la Grèce.
Depuis deux ans, ce jeune agriculteur utilise une application de gestion d'exploitation pour accélérer sa production de coton et de fruits.
Mais dans une Grèce accrochée à ses traditions, l'agriculture intelligente ("smart farming"), qui vise à produire durablement plus et mieux en utilisant l'innovation technologique et numérique, progresse à tâtons.
Installée derrière des hectares de pommiers et de pêchers, la station météo enregistre des données en temps réel. Elle permet ainsi d'analyser et de corréler l'impact des conditions climatiques sur sa plantation de coton d'une dizaine d'hectares qui s'étend à perte de vue.
Grâce à ces nouveaux outils, "nous avons réussi à (...) augmenter le rendement financier" de notre exploitation, se félicite cet homme de 25 ans, qui a abandonné ses études universitaires d'informatique pour se consacrer aux terres familiales.
Mesurer l'humidité ou le taux d'azote dans le sol permet par exemple d'éviter l'utilisation excessive d'engrais ou d'économiser l'eau.
- Désertification -
Le développement de l'agriculture intelligente peut s'avérer une réponse à la désertification qui gangrène les campagnes.
Pays traditionnellement agricole par le passé, la Grèce a perdu ces dernières décennies de nombreux professionnels du secteur. L'agriculture, délaissée au profit des services et surtout du tourisme, ne représente plus que 5% du PIB.
"La majorité des jeunes de mon village préfèrent le salariat dans d'autres métiers et renoncent au travail dans les champs", témoigne Sotiris Mournos.
Dans son village de Platy, cet agriculteur fait encore figure d'exception. Ses collègues agriculteurs restent viscéralement attachés à la culture traditionnelle faite d'irrigation, de fertilisation fréquente et de pulvérisation préventive.
Principaux obstacles au développement de l'agriculture intelligente: les petites surfaces des exploitations --moins de 10 hectares en moyenne --, une topographie variable en raison du relief montagneux du pays mais aussi les réticences des agriculteurs plus âgés, peu portés sur l'informatique.
A Kiourka, à une trentaine de kilomètres au nord d'Athènes, le producteur bio Thodoris Arvanitis déplore ainsi que ses collègues "ne s'intéressent pas (aux nouvelles technologies) car ils ne sont pas assez éduqués et croient avoir suffisamment d'expérience", juge-t-il.
A cela s'ajoute "le manque d'esprit de coopération, un problème endémique", déplore Aikaterini Kasimati, ingénieure en agronomie à l'université d'agronomie d'Athènes. "Il y a aussi la peur de l'appropriation des données enregistrées, un sujet qui crée une controverse au niveau international", relève-t-elle.
Résultat: la Grèce est en queue de peloton dans l'utilisation de ces systèmes en Europe, affirme Vassilis Protonotarios, responsable du marketing de la société Neuropublic, spécialisée dans l'agriculture numérique.
- Défis environnementaux -
Toutefois les pressions sur les coûts de production et surtout les défis environnementaux liés au changement climatique poussent au développement de ces nouveaux modes de gestion des exploitations.
"Nous observons la dégradation constante des champs et la réduction de leur rendement", souligne Machi Syméonidou, agronome et créatrice de la startup Agroapps. "L'eau devient (aussi) très coûteuse".
Elle se veut toutefois optimiste: "On n'est pas aux Etats-Unis ou aux Pays-Bas (où ces systèmes sont répandus, NDLR), mais comme la technologie devient plus simple et moins chère, ces outils sont de plus en plus utilisés".
Pour renforcer le secteur, le ministère du Développement agricole en fait la promotion avec une enveloppe de 230 millions d'euros d'ici 2025, provenant surtout de programmes d'innovation de la politique agricole commune (PAC) de l'Union européenne.
En Grèce comme ailleurs, la guerre en Ukraine, qui a bouleversé les équilibres alimentaires mondiaux, montre qu'"il est de plus en plus nécessaire de produire de la nourriture au niveau local national", insiste Aikaterini Kasimati.
S.Caetano--PC