-
Prix alimentaires: le gouvernement souhaite des discussions "au cas par cas" pour répercuter les hausses
-
Au procès libyen, la condamnation de Nicolas Sarkozy pour association de malfaiteurs requise
-
Les Bourses européennes prudentes à la clôture
-
Même loin des côtes, le climat enchérit les assurances habitation aux Etats-Unis
-
Opacité des algorithmes: Uber Eats et Deliveroo mis en demeure par des syndicats
-
Dua Lipa attaque Samsung aux Etats-Unis pour utilisation indue de son image
-
Pourquoi l'hantavirus n'est "pas un nouveau Covid", selon les experts
-
SNC Scandic Coin: поєднання реальних активів та цифрової функціональності
-
Les parlementaires philippins votent en faveur de la destitution de la vice-présidente Sara Duterte
-
Masters 1000 de Rome: Sinner sans pitié pour Popyrin
-
Meta annonce un partenariat sur plusieurs années avec le festival de Cannes
-
La Grèce prévoit de rembourser plus tôt que prévu une partie de sa dette
-
L'Otan "n’a jamais été aussi importante qu’aujourd’hui", selon la cheffe de la diplomatie canadienne à l'AFP
-
Harcèlement conjugal: 10 mois de prison avec sursis pour l'ex-animateur Laurent Boyer
-
L'humoriste Michaël Youn et sa famille victimes d'un homejacking
-
Hong Kong démantèle sa seule éolienne commerciale
-
TikTok accusé de promouvoir le suicide: 16 familles demandent l'élargissement de l'enquête parisienne
-
Des séismes "contrôlés": une expérience inédite sous les Alpes suisses
-
WTA 1000 de Rome: Gauff encore chahutée mais qualifiée pour les quarts de finale
-
Wall Street en recul, jauge la situation au Moyen-Orient
-
Au procès libyen en appel, l'accusation fustige une affaire qui a "dégradé le pacte social"
-
L'Irlande, l'Espagne et la Slovénie ne diffuseront pas l'Eurovision
-
Catherine Deneuve rend hommage à Marilyn Monroe dans un livre
-
Le jeu "Wordle" du New York Times va devenir une émission
-
Norvège: jugé pour viols, le fils de la princesse connaîtra son verdict le 15 juin
-
Les médias Bolloré cherchent une "privatisation rampante" de France Télé, accuse un de ses dirigeants
-
Royaume-Uni: menacé, Starmer promet de prouver à ses détracteurs "qu'ils ont tort"
-
Narges Mohammadi, une vie de combats et de prison pour les libertés en Iran
-
Un incendie criminel fait trois morts près de Lyon, dans un quartier exposé au narcotrafic
-
L'UE renforce ses liens avec la Syrie, les réfugiés en toile de fond
-
Dans un village patagonien, le traumatique souvenir de l'hantavirus
-
Sommet Xi-Trump: Pékin à la recherche de "plus de stabilité" internationale
-
Hantavirus: deux rapatriés du Hondius testés positifs, dernières évacuations attendues lundi
-
Royaume-Uni: Starmer veut nationaliser British Steel
-
Aide à mourir: le Sénat affiche à nouveau ses divisions
-
L'Afrique a besoin d'investissements, pas d'aide, dit Macron à Nairobi
-
L'Iran et Trump campent sur leurs positions, le pétrole repart à la hausse
-
Le pétrole monte, avec le rejet par Trump de la contre-proposition iranienne
-
Véhicules autonomes: l'Europe risque un retard majeur, selon un rapport du Plan
-
JO-2030: le hockey français, entre impatience et excitation
-
Une Française testée positive à l'hantavirus, nouvelle réunion à Matignon
-
La Bourse de Paris ouvre en baisse face à l'incertitude au Moyen-Orient
-
L'effet domino de la guerre au Moyen-Orient sur les baleines au large de l'Afrique du Sud
-
Au Mondial, les Mexicaines refusent d'être des femmes-objets dans les tribunes
-
Le chanteur marocain Saad Lamjarred jugé pour viol près de Saint-Tropez
-
Moyen-Orient: le pétrole grimpe à nouveau, les Bourses mondiales prudentes
-
En Cisjordanie, les colons israéliens de Sa-Nur de retour 20 ans après
-
Paul Magnier, l'autre phénomène du cyclisme français
-
Play-offs NBA: Wembanyama exclu, les Wolves égalisent contre les Spurs
-
Le chanteur marocain Saad Lamjarred jugé pour un viol près de Saint-Tropez
Impôt sur les Préservatifs
La décision de la Chine de taxer les contraceptifs au taux de TVA a surpris même les observateurs des politiques démographiques du pays. Après trente ans d'exemption, les préservatifs, les pilules et d'autres moyens de contraception ne seront plus exonérés de TVA ; à partir du 1ᵉʳ janvier 2026, ils seront soumis au taux général de 13 %. Les autorités de Pékin présentent cette décision comme partie d'une réforme fiscale plus large et comme un clin d'œil aux couples pour qu'ils fassent davantage d'enfants après des décennies de restrictions.
Cette mesure intervient alors que le pays connaît un effondrement historique de la natalité. En 2019, 14,7 millions de bébés sont nés ; en 2024, 9,5 millions, soit un tiers de moins malgré la fin de la politique de l'enfant unique et son remplacement par des quotas de deux puis trois enfants. Les données officielles montrent que la population a commencé à diminuer et que la baisse des naissances a permis à l'Inde de dépasser la Chine en tant que pays le plus peuplé du monde. Les autorités ont approuvé des incitations économiques, des congés de maternité prolongés et des campagnes favorisant les familles nombreuses, mais le coût du logement et de l'éducation reste un frein.
Le nouvel impôt vise à faire passer le message que la planification familiale n'est plus une priorité. Cependant, des sociologues et des démographes doutent de son efficacité. Ils soulignent qu'une surtaxe de 13 % sur des préservatifs qui coûtent aujourd'hui entre 40 et 60 yuans, ou sur des pilules à 50‑130 yuans, aura peu d'incidence sur les décisions en matière de reproduction, surtout quand l'obstacle principal est le coût d'élever un enfant. Pour certains, la mesure est essentiellement symbolique : elle montre que le gouvernement est prêt à pénaliser la contraception pour augmenter la natalité, même si l'effet réel est limité.
Les réseaux sociaux ont rapidement réagi. Sur les plateformes chinoises, des utilisateurs ont ironisé en expliquant qu'avoir un bébé coûte bien plus cher que des préservatifs, et dénoncent un État qui cherche à contrôler jusque dans l'intimité. Des militantes féministes et des universitaires soulignent que la responsabilité du contrôle des naissances repose principalement sur les femmes et que rendre les contraceptifs plus chers constitue une nouvelle forme de discipline de leurs corps. Elles rappellent que, pendant des années, la politique de l'enfant unique s'est imposée par des amendes et des avortements forcés ; aujourd'hui, on encourage la fécondité par des incitations, mais aussi par des restrictions d'accès aux méthodes contraceptives.
Les spécialistes redoutent des effets indésirables. En Chine, seuls 9 % des couples utilisent des préservatifs ; environ 44 % recourent aux dispositifs intra‑utérins et 30 % à la stérilisation féminine. Une hausse des prix pourrait éloigner encore davantage les groupes les plus pauvres des méthodes barrières, ce qui entraînerait davantage de grossesses non désirées et d'infections sexuellement transmissibles. Certains craignent une recrudescence des avortements et un coût supplémentaire pour le système de santé. Ils rappellent également que, tandis qu'on surtaxe les contraceptifs, le gouvernement réduit les taxes sur les services de garde d'enfants, ce qui révèle un changement de priorités dans l'utilisation des fonds publics.
Pékin est confronté au défi de renverser une tendance démographique difficile. L'introduction d'un impôt sur les préservatifs témoigne du désarroi des autorités face à la chute des naissances, mais elle met aussi en lumière l'écart entre les objectifs officiels et les préoccupations réelles de la population. Sans réformes structurelles pour diminuer le coût de la vie et améliorer les conditions de travail, les jeunes couples continueront à repousser ou à renoncer à la parentalité, quel que soit le prix d'un paquet de préservatifs.
Ukraine: Les recruteurs fouillent Kiev
UE: Droits de douane sur les voitures électriques chinoises
Ukraine: La question de la défense antimissile
Crise: L'avenir d'une usine Audi?
UE-Hongrie: Plainte contre la loi sur la «souveraineté»
COP29: Semaine du climat de Bakou et Entreprises
COP29: Semaine du climat de Bakou et Entreprises
Israël-Liban-UE: Une vague de réfugiés?
France: Michel Barnier appelle au «compromis»
OTAN: l'Ukraine est «en tête de liste» !
Biélorussie: CPI enquête sur le dictateur Loukachenko