-
Hantavirus: des cas suspects en route vers les Pays-Bas, le chef de l'OMS se veut rassurant
-
Génocide au Rwanda: la justice française demande la poursuite de l'instruction visant Agathe Habyarimana
-
Maladies transmises par les moustiques: appels à la vigilance, après une année 2025 record
-
L'Indonésie veut interdire l'e-commerce aux enfants pour ne pas "les laisser seuls" face aux géants, selon une ministre
-
Le biogaz, une énergie bon marché pour réduire la déforestation dans l'est de la RDC
-
Moyen-Orient: vent d'euphorie en Bourse avec l'espoir d'un accord
-
Le pétrole plonge avec l'espoir d'un accord proche au Moyen-Orient
-
Des manifestations contre la présence russe ouvrent la Biennale de Venise
-
Les néobanques rendent la rémunération des dépôts plus agile (blog de la BCE)
-
En Italie, le tennis boosté par Jannik Sinner fait la leçon au foot
-
En Lozère, un dentiste réfute toute responsabilité pour des dizaines de mutilations
-
Hantavirus: trois cas suspects évacués du navire, un autre malade traité à Zürich
-
Liban: un chanteur devenu islamiste acquitté pour tentative de meurtre
-
Moyen-Orient: les Bourses européennes accèlèrent le pas avec l'espoir d'un accord
-
Moyen-Orient: forte baisse du pétrole après les "grands progrès" annoncés par Trump
-
Guatemala: un successeur nommé pour remplacer la procureure générale sous sanctions
-
Burkina: RSF demande la "libération immédiate" d'un journaliste séquestré à Ouagadougou
-
L'Ukraine accuse la Russie d'avoir ignoré le cessez-le-feu unilatéral de Kiev
-
Climat: en Nouvelle-Zélande, un combat judiciaire contre la "pensée magique"
-
La Bourse de Paris veut voir la vie en rose
-
En Lozère, un dentiste jugé pour des dizaines de mutilations
-
Marchés mondiaux: détente au Moyen-Orient, retour à l'optimisme de la tech
-
CMA CGM confirme qu'un de ses porte-conteneurs a été touché dans le détroit d'Ormuz
-
Les Bourses européennes en hausse à l'ouverture portées par les espoirs de détente
-
Iran: Washington attend des "mesures concrètes" de l'Irak
-
Les marchés européens prêts à bondir à leur tour, poussés par des espoirs de paix
-
En Somalie, l'angoisse des déplacés par la sécheresse sans aide humanitaire
-
Léon XIV, une année de retenue rattrapée par la crise avec Trump
-
Ligue des champions: Bayern-PSG, le retour des artistes pour une place en finale
-
Les banques européennes engrangent les bénéfices malgré la guerre
-
NBA: le Thunder tranquille contre les Lakers, Detroit domine Cleveland
-
L'icône britannique David Attenborough, la voix de la nature, fête ses 100 ans
-
Royaume-Uni: Reform UK prêt à de nouveaux gains aux élections locales
-
La guerre en Iran ébranle le pôle industriel bien huilé de la Chine
-
Avantage Rubio ? Le possible duel avec Vance pour la Maison Blanche se précise
-
Bouteilles, fruits et légumes emballés... le plastique toujours "omniprésent" en grandes surfaces
-
Avec le retour de la Russie, la Biennale de Venise ouvre dans un climat sulfureux
-
Ligue des champions: entre le Bayern et le PSG, de la magie pour une finale
-
Brésil: un adolescent ouvre le feu dans une école et tue deux membres du personnel
-
Trump suspend son opération d'escorte de navires à Ormuz, dans l'espoir d'un accord avec l'Iran
-
Ukraine: plus de 20 morts dans des frappes russes à quelques heures d'une potentielle trêve
-
Promesses d'IA non tenues : Apple accepte de payer 250 millions de dollars
-
Ligue des champions: le nouveau rêve brisé de Griezmann
-
Ligue des champions: Arsenal de retour en finale, 20 ans après
-
Moyen-Orient: l'optimisme des investisseurs fait grimper les Bourses, le pétrole se replie
-
Nouveaux records à Wall Street, la tension retombe avec les prix du pétrole
-
De Beyoncé aux stars légendaires: cinq temps forts d'un Met Gala apolitique
-
Amazon annonce qu'il va investir plus de 15 milliards d'euros en France sur trois ans
-
Royaume-Uni: mobilisation syndicale chez Google DeepMind face à l'usage militaire de l'IA
-
Terres rares: un "plan de résilience" face au monopole chinois
Procès Péchier: "Il faut des preuves", martèle la défense
"Il faut des preuves": Après le rouleau compresseur de l'accusation, qui a requis la perpétuité contre Frédéric Péchier, la défense de l'anesthésiste de Besançon est entrée en scène lundi avec une plaidoirie destinée à instiller le doute et arracher l'acquittement.
"C'est le procès d'une vie", a confié quelques minutes avant de prendre la parole Randall Schwerdorffer, qui assure la défense de l'anesthésiste - épaulé par Julie Péchier, avocate et sœur de l'accusé.
Silhouette imposante et chevelure de jais, l'avocat a débuté sa plaidoirie à 9H15 devant la cour d'assises du Doubs pour porter la voix et la version du médecin de 53 ans.
La question "ce n'est pas : +est-ce que Frédéric Péchier nous plaît, ne nous plaît pas, est-ce qu'il pleure ou ne pleure pas+", a déclaré son avocat en référence au manque d'empathie qui a été reproché à son client.
"Il faut des preuves", a-t-il martelé. "On n'est pas là pour préjuger quelqu'un, on est là pour le juger", selon le conseil qui en appelle à l'"impartialité" des jurés.
Accusé d'avoir empoisonné 30 patients - dont 12 sont morts - au bloc opératoire, entre 2008 et 2017 dans deux cliniques de Besançon, Frédéric Péchier, qui comparaît libre depuis le 8 septembre, n'a cessé de clamer son innocence, a rappelé son conseil.
Son défenseur veut tenter d'obtenir des six jurés populaires et des trois magistrats professionnels un acquittement.
Après sa plaidoirie, la parole sera donnée une dernière fois à l'accusé, puis la cour d'assises du Doubs se retirera pour délibérer. Elle rendra son verdict d'ici à vendredi.
La semaine dernière, au terme d'un réquisitoire fleuve de plus de dix heures d'une rare intensité, les deux avocates générales Thérèse Brunisso et Christine de Curraize ont requis la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une période de sûreté de 22 ans, à l'encontre de celui qu'elles ont qualifié de "tueur en série" aux crimes "hautement pervers".
Frédéric Péchier est "l'un des plus grands criminels de l'histoire", il "a utilisé la médecine pour tuer", ont-elles asséné.
- "L'imposture Péchier" -
Jamais Frédéric Péchier n'a flanché malgré les assauts répétés et implacables du ministère public.
"Je maintiendrai toujours que je ne suis pas l'empoisonneur", a une ultime fois soutenu l'accusé lors de son dernier interrogatoire sur les faits.
Depuis plus de trois mois, les débats de la cour d'assises ont passé en revue l'enquête de police, les expertises médicales et les témoignages émouvants des victimes présumées et de leurs familles, défendues par 27 avocats.
Selon le duo de magistrates de l'accusation, le praticien introduisait, sans se faire remarquer, du potassium, des anesthésiques locaux, de l'adrénaline ou encore de l'héparine dans des poches de perfusion. Ces poches empoisonnées étaient ensuite perfusées aux patients, ce qui déclenchait des arrêts cardiaques ou des hémorragies incompréhensibles pour les soignants.
L'empoisonneur cherchait ainsi à nuire à des médecins avec qui il était en conflit et "nourrir sa soif de puissance", selon le ministère public.
Une démonstration saluée par les avocats des parties civiles, qui pendant les trois mois d'audience ont exhorté l'accusé à avouer, en vain.
"Douze morts, dix-huit rescapés, je crois qu'on ne pouvait pas requérir autre chose" que la perpétuité, a noté Me Stéphane Giuranna.
Pour son confrère Frédéric Berna, à présent que les avocates générales ont "définitivement débusqué l'imposture Péchier", les "écrans de fumée de la défense" ne pourront plus "faire échapper Péchier à la vérité judiciaire".
Pour être "bien condamné", l'accusé doit être "bien défendu", a reconnu le conseil. "Je ne doute pas qu'il le sera, mais encore une fois, j'espère que la défense aura la dignité de sortir de la position d'imposture qu'elle a eue jusque-là".
A.S.Diogo--PC