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Comment le ministre vaccinosceptique de Trump a refaçonné en un an les agences sanitaires à son image
Connu pour ses vues controversées et son vaccinoscepticisme, Robert Kennedy Jr a longtemps fait office de figure isolée aux Etats-Unis.
Mais avec le retour au pouvoir de Donald Trump, qui l'a nommé à la tête du ministère de la Santé, celui qui est considéré comme le vilain petit canard de la dynastie Kennedy a acquis un pouvoir inédit.
En affaiblissant les agences sanitaires du pays et en faisant voler en éclats nombre de garde-fous, il a refaçonné le système de santé américain à son image, celle d'un homme guidé par l'intuition et surfant sur une défiance des autorités alimentée par la pandémie de Covid-19.
"L'impact est réel. On le constate partout. Et ce qui est le plus effrayant, c'est que nous n'en sommes qu'à la première année", alerte l'épidémiologiste américaine Syra Madad auprès de l'AFP.
"Je n'ai jamais rien vu de tel", abonde Lawrence Gostin, professeur à Georgetown et spécialiste des politiques de santé publique américaines.
Le ministre est guidé "par l'intuition, l'instinct et les réseaux sociaux, pas par la science", déplore-t-il auprès de l'AFP.
En moins d'un an, Robert Kennedy Jr a initié un large réexamen des vaccins, dont certains utilisés depuis des décennies, remanié le calendrier des vaccinations pédiatriques et coupé des financements au développement de nouveaux vaccins, des mesures dénoncées avec force par nombre de médecins et de scientifiques.
- "Tyrannie" -
Par des licenciements massifs et de coupes budgétaires, il a également affaibli les instances sanitaires publiques, au moment-même où les États-Unis connaissaient leur pire épidémie de rougeole en plus de 30 ans.
"Faire confiance aux experts n'est pas une caractéristique de la science", mais plutôt "de la tyrannie", a-t-il récemment affirmé lors d'un événement, exhortant les Américains à prendre eux même en charge leur santé, car "les gens au pouvoir mentent".
Des propos qui alimentent la méfiance mais visent aussi à faire primer le "choix individuel" sur la "protection collective", relève la docteure Syra Madad.
En conséquence, de plus d'Américains rechignent à faire vacciner leurs enfants, les données du prestigieux Pew Research Center montrant néanmoins que 63% de la population reste convaincue de l'efficacité des vaccins infantiles pour prévenir des maladies mortelles.
Mais la confiance à l'égard de la sécurité des vaccins et des institutions médicales baisse, notamment chez les conservateurs, et pourrait être très difficile à restaurer, alerte Mme Madad.
"Cela va être un traumatisme générationnel", s'inquiète-t-elle.
- Système "dysfonctionnel" -
Ancien avocat en droit de l'environnement devenu figure du mouvement antivax, Robert Kennedy Jr. s'est aussi fait connaître pour son opposition aux pesticides et à la malbouffe et a su rassembler derrière lui un soutien populaire.
Il est ainsi la figure de proue du mouvement "Make America Healthy again" ("MAHA"), dont le nom est calqué sur le célèbre slogan de Donald Trump, et qui vise "Rendre à l'Amérique sa santé" en luttant notamment contre le fléau des maladies chroniques dont l'obésité.
Certaines de ses actions à la tête du ministère de la Santé, notamment pour pousser les laboratoires à baisser les prix très élevés de leurs médicaments ou encore à éliminer les colorants alimentaires artificiels ont ainsi recueilli un soutien plus large que le seul mouvement MAHA.
Mais la méthode inquiète les spécialistes, ces mesures reposant en réalité sur la bonne volonté des acteurs.
Or, "il existe un cimetière d'initiatives" montrant "que les accords verbaux et les engagements pris par l'industrie ne valent pas mieux que le papier sur lequel ils sont écrits", tance Scott Faber, de l'organisation américaine EWG auprès de l'AFP.
Et le combat du ministre contre l'alimentation ultra-transformée ne peut à lui seul améliorer la santé des Américains, pointe Marion Nestle, professeure émérite de nutrition à l'Université de New York.
"Manger de vrais aliments ne va pas rendre les Américains à nouveau en bonne santé alors que le système de santé publique est complètement dysfonctionnel", tranche-t-elle auprès de l'AFP.
Le professeur Lawrence Gostin s'inquiète lui des répercussions sur le long-terme des politiques de Robert Kennedy Jr.
"On ne saurait trop insister sur l'ampleur de la chute de notre réputation", dit-il, pointant le départ de nombreux chercheurs renommés des instances sanitaires américaines et même des Etats-Unis, ce qui pourrait entraver le développement de traitements contre de maladies mortelles.
"Il y a toutes les raisons de s'inquiéter profondément pour l'avenir", insiste-t-il.
V.Fontes--PC