-
L'inflation au plus haut depuis près de trois ans aux Etats-Unis
-
Wall Street ouvre en baisse, entre hausse du pétrole et bond de l'inflation
-
Moyen-Orient: les Bourses mondiales entre hausse du pétrole et fin de l'euphorie de la tech
-
Hantavirus : beaucoup de questions avant le point de la ministre de la Santé
-
L'UE a invité une délégation de représentants talibans à Bruxelles pour parler migration
-
L'Iran écarte tout compromis après le rejet de sa proposition par Trump
-
Aide à mourir: vers un nouveau rejet et des débats écourtés au Sénat
-
Masters 1000 de Rome: Ruud écoeure Musetti et file en quarts de finale
-
eBay "refuse" l'offre de rachat de GameStop à près de 56 milliards de dollars
-
Hantavirus: la France demande une "coordination plus étroite" des protocoles sanitaires dans l'UE
-
Sommet de Nairobi: Ruto fustige les "inégalités" financières et diplomatiques que subit l'Afrique
-
Hantavirus: "Notre travail n'est pas terminé", met en garde le patron de l'OMS
-
Trump écarte les inquiétudes autour de Taïwan avant de s'envoler pour Pékin
-
Keir Starmer va-t-il partir? Ce que l'on sait
-
La guerre au Moyen-Orient fait passer les paquets de chips japonais au noir et blanc
-
La Bourse de Paris évolue en baisse face à l'impasse diplomatique au Moyen-Orient
-
Peter Jackson: le sorcier de la Terre du Milieu qui a transformé le cinéma
-
Japon: plus de 14.000 ours abattus sur la dernière année
-
L'Antarctique, terre de science sous protection internationale
-
L'UE va inviter une délégation de représentants talibans à Bruxelles pour parler migration
-
La Russie lance "200 drones" sur l'Ukraine après l'expiration de la trêve
-
Moyen-Orient: les Bourses mondiales perdent leur optimisme, le pétrole poursuit sa hausse
-
Plus de 370 civils tués en Afghanistan en trois mois de conflit avec le Pakistan
-
Le cadmium, un métal lourd qui pèse sur la santé et les sols
-
NBA: les Lakers éliminés par le Thunder, LeBron James reste flou sur son avenir
-
Keir Starmer, l'espoir déçu du retour du Labour au pouvoir au Royaume-Uni
-
A Ushuaïa, l'enchantement du bout du monde rattrapé par le soupçon de l'hantavirus
-
Grand Paris: à 30 mètres sous terre, le tunnelier "Rita" prêt à s'élancer
-
Coursiers, livreurs, VTC: que va changer la loi européenne les concernant ?
-
Les moustiques, des pollinisateurs ignorés
-
Moustiques anti-dengue: une avancée mais pas la panacée au Brésil
-
NBA: les Lakers éliminés par le Thunder, l'avenir de LeBron James reste flou
-
Procès Musk-Altman: le PDG de Microsoft "très fier" de son rôle dans la genèse d'OpenAI
-
Les manchots empereurs au coeur d'une réunion sur la protection de l'Antarctique
-
Indonésie: une flambée de rougeole...et de désinformation
-
Au procès libyen en appel, l'accusation se positionne sur les autres poursuites visant Sarkozy
-
Le cinéma se donne rendez-vous à Cannes pour le plus grand festival au monde
-
Première demi-finale de l'Eurovision, avec Israël
-
Hantavirus: le MV Hondius fait route vers les Pays-Bas après la fin des évacuations
-
Foot: Dembélé reste meilleur joueur, Sage et Lens récompensés
-
Les Bourses mondiales mitigées face au flou géopolitique
-
Trump écarte les inquiétudes autour de Taïwan avant son voyage en Chine
-
Un Tunisien écroué en France, soupçonné de fomenter un projet d'attaque jihadiste
-
Wall Street termine en hausse, passe outre le flou géopolitique
-
Différend Venezuela-Guyana : la présidente vénézuélienne par intérim réclame des négociations
-
SNC Scandic Coin: Quand les actifs réels rencontrent la fonctionnalité numérique
-
Sous pression, Starmer promet de prouver à ses détracteurs du Labour "qu'ils ont tort"
-
Tennis: Pellegrino-Sinner, pétillant et inattendu derby italien à Rome
-
Bourse de Paris en recul: le luxe dévisse
-
SNC Scandic Coin: реальные активы и цифровые возможности
A Jérusalem-Est, l'angoisse d'un quartier palestinien menacé d'expulsion
Yousra Qwaider, Palestinienne de 97 ans, est désemparée: d'ici quelques jours, la maison dans laquelle elle vit depuis 50 ans près de la Vieille Ville de Jérusalem doit être démolie, pour faire place à l'extension d'un site archéologique touristique.
"Je ne sais pas quoi faire (...) Je veux rester dans ma maison", supplie cette dame alitée qui vit avec 12 proches.
Mme Qwaider habite al-Boustan ("Le Jardin" en arabe), quartier de Silwan, faubourg de Jérusalem-Est qui s'étend au pied de la muraille sud de la Vieille Ville, dans un secteur où la colonisation israélienne ne cesse de s'intensifier.
Des dizaines d'habitations palestiniennes y ont déjà été détruites par la municipalité de Jérusalem après que leur construction a été déclarée illégale au regard de la loi israélienne.
L'annexion de Jérusalem-Est dans la foulée de sa conquête par Israël en juin 1967 lors de la troisième guerre israélo-arabe est jugée illicite par l'ONU, qui condamne régulièrement comme illégales au regard du droit international les mesures israéliennes visant à modifier la composition démographique de la partie orientale, majoritairement palestinienne, de la Ville sainte.
Jérusalem est un enjeu central du conflit israélo-palestinien. Pour Israël, la ville est sa capitale "éternelle" et "indivisible". Les Palestiniens, qui l'appellent al-Quds ("La Sainte" en arabe), veulent en faire la capitale de l'Etat indépendant et souverain auquel ils aspirent.
"Quand la maison a été construite en 1970, il n'y avait pas de permis de construire. Nous avons tout essayé pour régulariser la situation", se désole Mohammed Qwaider, le fils de la vieille dame.
Selon l'ONG pacifiste israélienne Ir Amim, les démolitions ont augmenté "de façon spectaculaire" à al-Boustan depuis les massacres du 7 octobre 2023 commis par le mouvement islamiste palestinien Hamas dans le sud d'Israël, et menacent désormais "la grande majorité" des 115 maisons ou immeubles d'habitation du quartier.
- "Décision politique" -
Depuis le 7-Octobre, 54 d'entre elles ont déjà été rasées, selon l'organisation.
Selon Fakhri Abou Diab, à la tête du comité des habitants, la municipalité compte démolir le reste "d'ici octobre".
"Nous vous demandons d'empêcher cela, de nous laisser rester dans nos maisons. C’est une décision politique (...) Vous devez faire quelque chose", a-t-il imploré au milieu de gravats lors d'une visite organisée pour des diplomates le 23 avril.
"Détruire des maisons et nous déplacer, c'est un crime de guerre. Nous n'avons nulle part où aller", ajoute cet homme de 64 ans, dont la maison a été démolie en 2024.
L'AFP n'a pas obtenu de réponse de la municipalité à une requête sur le sujet.
Des milliers de maisons à Jérusalem-Est sont construites sans permis de construire, quasi impossibles à obtenir pour les Palestiniens.
Les démolitions doivent permettre de faire de la place pour le "Jardin du Roi", projet d'extension du complexe archéologique et touristique de la Cité de David, géré par l'association Elad, organisation nationaliste vouée à renforcer la présence juive dans les quartiers arabes de Jérusalem-Est.
L'importance et l'intérêt de ce site archéologique sont avérés, mais Elad affirme qu'il est situé sur l'ancienne cité du roi David, ce qui est loin de faire l'objet d'un consensus parmi les archéologues.
"Il y a très peu de découvertes archéologiques à al-Boustan donc" les membres d'Elad se servent de passages bibliques mentionnant un jardin du roi à Jérusalem pour dire "qu'il se trouvait probablement là où se situe al-Boustan aujourd'hui", dit Yonatan Mizrahi, de l'ONG israélienne anti-colonisation La Paix Maintenant.
Pour le député arabe israélien Ahmed Tibi, l'objectif est une "judaïsation de Silwan". Après le 7-Octobre, les autorités israéliennes "ont estimé qu'elles pouvaient tout se permettre", a-t-il dit à l'AFP.
- "Pour nous, c'est interdit" -
Plus de 2.000 Palestiniens risquent ainsi d'être déplacés dans ce qui s'apparenterait à "l'une des plus importantes vagues d’expulsions à Jérusalem-Est depuis 1967", met en garde Ir Amim.
Pour Laura Wharton, élue de l'opposition de gauche au conseil municipal de Jérusalem, "l'habitant moyen de Silwan ne voit pas sa maison reconnue, n'a pas de permis de construire, pas d'endroit où se garer et les principaux services qu'il reçoit sont ceux pour la démolition."
En revanche, "en 20 à 30 ans de démolitions ici, aucune maison de colon n'a jamais été démolie", dit-elle.
"Cet Israélien a le droit de construire regardez, il est à 50 mètres, personne ne l'en empêche. Mais pour nous, c'est interdit", lance, amer, Omar Abou Rajab en montrant un chantier.
Cet homme de 60 ans est en train de raser lui-même sa maison pour éviter les coûts exorbitants qu'entraînerait l'intervention de la municipalité.
F.Cardoso--PC